Debrief #4 World Cup 2022
Chaque jour on dort, on se réveille..il y a des nouveaux dossiers !
Ce mercredi 23 fut une journée mouvementée entre l’exploit Japonais et la fessée espagnole retour sur cette 4e journée de coupe du monde
Le Japon ne tombera jamais
Menés 1-0 et acculés en première mi-temps, les vaillants Samouraï bleus ont renversé les Allemands au terme d’un match fou.
Dès le début de la rencontre l’allemagne emmenée par le jeune Jamal Musiala à imposé son rythme et à siéger dans le camp Japonais. Cette pression pousse le gardien Nippon à commettre la faute. Penalty, transformé par Ilkay Gundogan 1-0 (33’) on pense alors que le match va être long pour ces japonais qui sont asphyxiés par les offensives de la mannschaft mais ils repartent qu’avec un déficit d’un but à la pause.
Deuxième mi-temps les gardiens prennent la vedette des deux côtés, Neuer d’un côté, Gonda de l’autre, nous sortent des parades magistrales, le match s’emballe. Les allemands qui semblaient si confiant commencent à concéder des occasions, peut-être un excès de confiance à l’image de Rüdiger qui s’amuse à faire de montées de genoux au lieu de défendre normalement.. et ce qui devait arriver arriva 1-1 (75’) Doan reprend un ballon repoussé par Neuer. L’allemagne est groggy mais ne tombe pas, le japon quand à lui provoque son destin et sur une longue transversale, Asano d’un contrôle magnique s'emmène le ballon et vient crucifier Neuer d’un pétard sous la barre 2-1 (83’) les nippons exultent, la mannschaft ne se relèvera pas cette fois. Victoire par KO de l’équipe dirigée par Hajime Moriyasu.
Duel musclé entre le Maroc et la Croatie
Match disputé entre les lions de l’Atlas et le dernier finaliste de la compétition avec beaucoup d’engagement des deux côtés notamment un duel âpre au milieu de terrain incarné par le pressing constant du milieu marocain Sofyan Amrabat. Ce sont quand même les croates qui ont eu les occasions les plus franches mais les marocains pouvaient compter sur un Bono inspiré pour repousser les offensives adverses. Score nul et vierge au coup de sifflet final mais ce fut quand même un match plaisant dans l’intensité. Mention spéciale au défenseur Croate Josko Gvardiol qui à été un véritable mur sur cette rencontre.
Le rouleau compresseur Espagnol
L’Espagne à étrillé le Costa Rica sur le score sans appel de 7 buts à 0 et à la clé une masterclass collective. Si on pouvait douter de la qualité de l’effectif de la furia roja sur le papier, la réalité du terrain est tout autre. Les joueurs de Luis Enrique ont littéralement étouffé cette pauvre équipe du Costa Rica avec une possession de balle supérieure à 80%. 11e minute de jeu et Dani Olmo se distingue déjà, d’un superbe contrôle orienté il s'emmène le ballon et se retrouve seul face au but de Keylor Navas. 1-0 le début du massacre. Asensio (21’) et Ferran Torres (31’) viennent alourdir la marque avant la mi-temps. On assiste à une démonstration et ce n’est pas fini. La deuxième période commence et rien ne change, les attaques s'enchaînent sur la cage du portier Costaricain, Torres pour le doublé (54’) et Gavi d’une splendide volée de l'extérieur du pied (74’) portent le score à 5-0. Les entrants Soler (90’) et Morata (92’) clôturent le spectacle en toute fin de match. 7-0 à l’arrivé l’Espagne rejoint le Japon à la tête du groupe E.
Le travail de Luis Enrique récompensé
Si l’Espagne affiche un tel niveau de jeu ce n’est pas le fruit du hasard, Luis Enrique à réussi à imprégner son style de jeu basé sur la possession à cette jeune équipe. Récemment Rodri déclarait que “la France, l'Angleterre et le Brésil ont des individualités impressionnantes mais c’est l’Espagne qui à le meilleur collectif.” Et ce n’est pas ce match qui pourra le contredire. Les Espagnol ont livré un véritable récital et très probablement la meilleure performance de ce début de compétition.
Le Canada manque son rendez-vous avec l’Histoire
Battu 1-0 par une équipe belge peu flamboyante, les Canadiens peuvent avoir des regrets. Eux qui disputent seulement leur deuxième coupe du monde (la première depuis 1986 !), ils avaient à cœur de montrer au yeux du monde les progrès réalisés, portée par cette génération talentueuse avec notamment le Lillois Jonathan David pour mener l’attaque et le crack Bavarois Alphonso Davies. Et d’entrée de jeu, les Canadiens se montrent dangereux et rapidement ils obtiennent un penalty sur une faute de main de Yannick Carrasco. Davies, le capitaine, a l’occasion d'inscrire le premier but en coupe du monde de sa sélection mais c’est sans compter sur l’actuel meilleur gardien du monde Thibaut Courtois qui s’interpose et repousse le tir, 0-0 toujours. Le match est plaisant, on va d’un but à l’autre mais les canadiens sont trop maladroits devant les cages et les Diables rouges vont en profiter pour prendre l’avantage sur une belle frappe de Michy Batshuayi juste avant la pause (44’). Le retour au vestiaire n’y changera rien, les belges à l’expérience arrivent à conserver ce score jusqu'au bout malgré une une performance moyenne, notamment de ses joueurs cadres comme Kevin De Bruyne ou Eden Hazard.
L’arbitrage n’a pas aidé non plus, on peut recenser au moins deux actions litigieuses qui auraient mérité un penalty, mais l'arbitre du soir, le très controversé, Janny Sikazwe, en a décidé autrement.