Cornellà-El Pràt, 10 ans après

A la question : "Comment va l’Espanyol cette saison ?", il est presque impossible de répondre simplement. Pour ceux qui suivent notre podcast « en vrai », vous êtes au courant que Clarence les voit finir européens une fois la saison terminé. Mais la réalité est bien différente puisque lorsque nous arrivons à Cornellà en ce jour de Saint-Valentin, l’Espanyol est sur six matchs sans victoire. Pourtant le club catalan est 6e et rencontre le 7e, Celta Vigo. Un match à enjeu dont on se souviendra en mai si l’un de ces clubs n’atteint pas la Conference ou l’Europa. 

L’ambiance y est, les 30 milles personnes prévues sont présentes (ce qui laisse tout de même une dizaine de milliers de sièges vides), et le match débute avec un vent fort, peut être annonciateur d’une clim à venir.

Pol Lozano se fait rapidement remarquer dans ses déplacements et dans son contrôle du jeu, au point même de créer le décalage et autoriser Exposito à avoir l’occasion la plus franche des 10 premières minutes avec une frappe au 20 mètres qui finit en corner. Une belle entame de match, interrompue par l’ouverture du score de Vigo à la 36e minute. Contre le cours du jeu ? Le jeu suivait il vraiment un rythme ? 

Pas d’autres occasions jusqu’à la mi temps, une prestation plutôt triste. Si la recrue Ngonge est alignée, le constat est vite fait, Dolan manque à l’effectif. 


Au retour du vestiaire, Kike Garcia, Dolan et Gonzalez entrent en jeu après dix minutes et le match change. L’Espanyol pousse et Kike fait bouger la défense, avec beaucoup d'expérience il se place aux bons endroits, attire les ballons, les gardent et poursuit les efforts. Avec désormais quatre attaquants alignés, trouver le chemin des filets devient une obligation. Et c’est ce que fait Kike Garcia 10 minutes après son entrée. Le public reprend de la voix. L’Espanyol continue de pousser pour mettre fin à cette série sans victoire, mais c’est le Celta qui frappe en premier, avec un but dans la confusion la plus complète. Il ne reste que dix minutes au match et Borja Iglesias se fait le bourreau des blanquiazules. Omar El Hilali (très mou sur ce match, comme n’a cessé de le répéter notre voisin de gauche) reste au sol afin que l’arbitre puisse analyser la vidéo, un comportement quelque peu déplorable mais nécessaire. La vidéo est montrée sur les écrans du stade, pour mettre encore plus de pression à l’arbitre, qui signale finalement un hors jeu et annule le but. 

Les Pericos (les fans) sont de sortis et ça s’entend. Un dernier changement, l’entrée de Terrats ce dynamiteur qui a l’habitude des sorties de banc. Et ça ne loupe pas, sur l’un de ses premiers ballon, il déborde et adresse une superbe passe en retrait pour Dolan qui conclut et célèbre avec un magnifique salto arrière. C’est l’explosion dans le RCDE Stadium. Un magnifique cadeau du club à tous ces amoureux, la fin de la jachère. 


Finalement non, but d’Iglesias qui refroidit l’ensemble du public, dans le temps additionnel. Et nous voilà parti direction la Sagrada Familia. La conclusion de cet article est aussi brutale que la conclusion de ce match.

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